Archives de Catégorie: Photographie

Mini-review du Canon 60D

Comme je vous l’ai mentionné dans ce billet, je suis maintenant l’heureux propriétaire d’une nouvelle caméra numérique réflex, soit le 60D de Canon.

Pourquoi un nouveau boitier, alors que j’étais plus que satisfait des images produites par mon bon vieux 20D, acheté il y a +/- 6 mois sur Kijiji pour la (très) modeste somme de $150, soit $1150 de moins que sa valeur à neuf? Pour la simple et seule raison que mon 20D commençait a battre de l’aile, via des comportement bizarre (déclencheur qui part tout seul et en fou, divers messages d’erreurs accompagnés d’un refus de fonctionner, etc). Cela dit, c’était pas la fin du monde, car la plupart du temps, je n’avais qu’à user du bon vieux truc, soit d’enlever et remettre la batterie, mais tu veux pas que ça se produise au moment où le « moment Kodak » se produit.

Cela dit, après quelques jours d’utilisation, je suis plus que satisfait de ma nouvelle acquisition. Est-ce que mon nouveau joujou va produire de meilleures photos que mon 20D? Non, car la plupart du temps. les caractéristiques d’une caméra n’ont pas grand chose à voir avec l’image obtenue. D’ailleurs, c’est une des raison pourquoi je m’étais équipé d’un « vieux » boitier (le 20D date de 2004), pour démontrer que le nombre de mégapixels et les caractéristiques à n’en plus finir des caméras récentes sont très secondaires. Le secret d’une « bonne » photo, réside dans notre oeil, et dans la maîtrise de notre caméra, gracieuseté de notre connaissance de ses forces et de ses faiblesses.

60D versus 20D

Oh boy! C’est un comparatif qui ne pardonnera pas car, veut veut pas, trois générations les séparent, soit le 30D, 40D et, vous l’aurez deviné, le 50D.

  • Dans un premier temps, on passe de 8.2 mégapixels à 18. Le nombre de mégapixels est très overtated selon moi, mais ça ne peux pas nuire.
  • On passe d’une sensibilité ISO maximale de 3200 à 64000 avec, veut veut pas, la dégradation de l’image qui s’ensuit.
  • Le live-view évidement, chose qui n’existait pas sur les réflexs en 2004.
  • Relié au live-view, il y a la fonction vidéo qui, elle aussi, n’éxistait pas il y a 8 ans.
  • L’écran LCD est beaucoup plus gros, beaucoup plus net et, surtout, il est amovible, ce qui peux s’avérer très pratique lors de certaines prises de vue.
  • Possibilité d’effectuer des traitements de fichiers RAW, à même le boitier!
  • Il y en a plusieurs autres, mais ce sont ceux qui m’affecte le plus.

Prendre note que ce qui suit, n’est pas une analyse professionnelle. Loin de là. En fait, comme le titre l’indique, il s’agit plus d’un review personnel que d’autre chose.

Vous trouverez, à la fin de ce billet, une série de liens que je recommande qui vous mèneront à des analyses plus étoffées et beaucoup plus techniques.

La mesure d’exposition

Je n’ai pas l’intention de m’attarder sur cet aspect, car le 60D n’est ni meilleur, ni moins bon que la majorité des autres boîtiers. La bonne nouvelle, et cela en comparaison avec mon 20D, c’est qu’il n’est pas porté à sous-exposer en ciel gris ou blanc. chose qui était problématique avec ce dernier. Cela dit, ce n’était pas la fin du monde car, comme précisé précédemment, l’un des secrets derrière une bonne photo est la maîtrise de son appareil.

En fait, il y a un aspect qu’il ne faut jamais oublier, soit qu’il s’agisse d’une caméra compacte à $100, ou un boitier professionnel à $10 000, aucun ne fera la différence entre un mur noir versus une absence de luminosité, ou un paysage enneigé versus une scène trop éclairée. C’est dans ce genre de situation que la connaissance de certains principes en photographies sont plus que nécessaires.

Le bruit vidéo

Bien que mon 20D se débrouillait assez bien de ce coté, le 60D se démarque encore plus, surtout avec la possibilité d’opter pour une sensibilité ISO allant jusqu’à 6400, en comparaison avec 3200 pour ce qui est du 20D.

Pour voir ce que le 60D a dans le ventre, jetez un coup d’oeil au montage ci-dessous. Prendre note que pour l’occasion, la fonction de réduction de bruit fut réglée à « désactivé » ce qui, comme mentionné dans le prochain paragraphe, est presque l’équivalent de « faible ».

Cliquez sur l’image pour la voir dans son format d’origine.

Si vous désirez vraiment supprimer toute réduction de bruit, vous devez photographier en RAW et, à l’aide du programme inclus (Digital Photo Professional), ouvrir le dit fichier et, avant de faire la conversion de votre fichier, déplacer les deux touches de contrôles à zéro (voir capture d’écran ci-dessous).La seule chose que je tiens à préciser, car je l’ai appris sur le tas, est que lorsque vous désactiver la réduction de bruit vidéo, ce que je fais systématiquement car la plupart des logiciels spécialisés dans la gestion du bruit sont généralement plus performant que la plupart des boîtiers, la caméra continue à appliquer un minimum de suppression de bruit, chose que je n’avais encore jamais vue sur aucun autre boitier.

Sinon, pas de plaintes de ce coté. En bonnes circonstances, certaines photos prises avec une sensibilité ISO à 6400 peuvent très bien passer!!

Petit détail en passant, il est possible, via les paramètres internes de la caméra, de boosté la sensibilité ISO à 12 800, mais soyez prévenus que la qualité est à chier.

En guise d’exemple, voir la photo de l’ampoule dans la galerie de photos situé à la toute fin de ce billet.

La mise-au-point

Rien à dire de ce coté, car le 60D se débrouille assez bien de ce coté.

Enfin presque, car il y a un aspect du 60D qui fait sérieusement défaut, soit la mise-au-point en mode live-view. Celle-ci, reposant sur les contrastes pour effectuer son focus (comme c’est le cas pour la plupart de ses rivales), est à chier!! Mon Olympus E-620 et mon Nikon D5000 se débrouillaient nettement mieux de ce coté, et cela malgré le fait que ce n’était pas leur force!

En fait, mon 60D peut patiner pendant 4 à 5 secondes pour effectuer sa mise-au-point pour, finalement, abandonner!

La bonne nouvelle, est que cette caméra offre une autre option de mise-au-point en live-view, soit le mode « AF-Quick ». Lorsque vous appuyez légèrement sur le déclencheur, la caméra quitte le mode live-view pendant une fraction de seconde, histoire de faire son focus à même le viseur.

Cette façon de faire est extrêmement rapide et, surtout, très précise.

Les couleurs et la gamme dynamique

Encore là, j’ai pas l’intention de m’attarder sur le sujet, car c’est c’est un aspect très subjectif, surtout pour ce qui est des couleurs.

Pour ce qui est de la gamme dynamique, ce n’est pas la meilleure que j’ai vu, ni la pire. Encore là, le 60D se positionne dans la moyenne.

Coté couleurs, je n’aime pas me faire chier à faire une balance des blancs manuel, alors pour moi il est impératif que mon boitier se débrouille bien en mode automatique (AWB), surtout en éclairage naturel.

A cet égard, le rendu des couleurs du 60D me convient très bien, quoique la différence entre celui-ci et le 20D est plus que minime. Tout comme son lointain prédécesseur, il produit (en mode standard) des photos moyennement contrastées, avec une tonalités de couleurs relativement sobres, tout comme peu en attesté la photo ci-haut, avec son vert naturel et une retenue au niveau des contrastes.

Cela dit, la meilleure chose à faire, et c’est ce que je fais à tout coup lorsque je me magasine une caméra, est de jeter un coup d’oeil aux diverses galeries de photos disponibles sur les sites d’analyses, histoire de voir si ce que vous voyez vous plait.

D’ailleurs, en parlant de galeries, n’hésitez pas à consulter la mienne à la toute fin de ce billet.

Conclusion

Il est clair que ce mini-review du 60D ne rend pas justice à la bête, car cette machine ne se limite pas aux quelques avantages énumérés ci-haut. J’aurai été en mesure d’opter pour le 7D à la place, mais je ne regrette pas mon choix. N’étant pas un photographe de scènes d’action (sports ou autre), le nombre d’images secondes inférieur du 60D (versus le 7D) n’est pas un handicap pour moi et, pour avoir manipuler les deux, je préférais l’ergonomie du 60D et, petit détail, sont écran amovible.

Somme toute, le Canon 60D est un excellent achat qui, selon moi, peut autant plaire aux gens qui songe à passer du compact au réflex, qu’aux photographes un peu plus chevronnés.

Ce que j’aime particulièrement du Canon 60D

  1. Possibilité de prendre des photos potables à ISO 6400, selon les circonstances.
  2. Superbe écran LCD amovible, très pratique pour l’utilisation du Live View.
  3. Tout comme certains de ses confrères, certaines paramètres des fichiers RAW peuvent être modifier à même le boitier.
  4. Bonne ergonomie du boitier qui, soit dit en passant, n’est pas trop pesant. Quoique… (voir le 3e point ci-dessous).

Ce qui me déçoit du 60D

  1. Mise au point très lente et souvent déficiente en Live View (à moins d’avoir recourt à l’option « AF-Quick »).
  2. Pas de bouton désigné pour la sélection de la balance des blancs.
  3. Contrairement à ses prédécesseurs, le 60D est fait de plastique, et non de magnésium, quoique il semble être très robuste malgré tout. Du moins plus qu’un boitier d’entré de gamme.

Galerie de photos

La grande majorité des photos ci-dessous ont étés prises avec un objectif Tamron 18-270mm, et cela en mode AE (priorité ouverture). Prendre note que les dites photos n’ont pas étés retouchées pour l’occasion.

En passant, AWB signifie Automatic White Balance (balance des blancs automatique) et NR est l’abréviation pour Noise Reduction (suppression du bruit).

Liens utiles

Digital Photography Review (en anglais)
Imaging Ressources (en anglais)
Photography Blog (en anglais)

Publicités

Un p’tit résumé de TV Hebdo

En quelques mots, le genou/jambe se porte de mieux en mieux. La physio y est pour beaucoup, tout comme pour l’ergothérapie, que j’ai débuté il y a une dizaine de jours. Je suis même capable de faire du vélo stationnaire! Pas comme un malade, mais je m’améliore de jour en jour.

D’ailleurs, je reprend du boulot dès dimanche, à raison de 2 à 3 heures par jours. La chose ne m’excite pas plus qu’il le faut (j’ai travaillé deux heures il y a quelques semaines, et une combinaison de facteurs ont fait que j’ai trouvé ce retour à la réalité pénible), mais il faut ce qu’il faut. Sur une note plus positive, du moins pour moi, j’ai mentionné à ma boss que je considère sérieusement la possibilité de remettre mon tablier de gérant, pour redevenir un commis de plancher. Elle me laisse une semaine pour y penser, mais ma décision est pas mal prise…

Outre ça, pas grand chose. Je me suis remis à la photographie, ce qui est un sérieux « + ». Ma motivation au départ était pour m’inciter à sortir un peu, histoire de mettre mon genou à l’épreuve tout en joignant la chose à l’agréable, mais j’y ai repris goût assez vite.

Ça ressemble à cela dans les grandes lignes.

A+


Comme dirait Ken Rockwell…

Avant d’aller au coeur de ce billet, je tiens à m’excuser pour mon récent mutisme, et je vous promet que je vais vous pondre très prochainement un texte à saveur plus personnelle.

—————–

Pour ceux qui l’ignorent, Ken Rockwell est un « photographe » qui, pour toute sortes de raisons, s’est forgé une réputation auprès de nombreux photographes amateurs.

Bien que populaire, Rockwell ne fait pas l’unanimité auprès des amateurs de photographies, de part certaines de ses affirmations/positions qui, je dois l’admettre, frôlent parfois le ridicule.

Une de ses observations les plus populaire/controversée, est à l’effet qu’une caméra de $100 peut produire d’aussi belles images qu’une à $2000. Bien que son affirmation manque de nuances, je dois admettre qu’elle contient sa part de véritées.

En fait, le secret réside dans un premier temps dans des notions de photographie (impact de la lumière/exposition, composition, etc) et, dans un deuxième temps, de bien maîtriser sa caméra. En fait, le gros de la chose réside dans cette deuxième affirmation.

J’ai trop souvent vu, sur des sites de partage de photos, des images médiocres (mal exposées, floues) prises par des mononcles avec des caméras de plus de $2000! Une caméra, c’est un peu comme une voiture, soit qu’une BMW ne performera pas mieux qu’une Honda entre les mains d’une personne qui n’est pas à l’aise sur la route.

Quel intérêt alors à posséder une caméra professionnelle versus un kodak à 100 piastres? Plusieurs en fait si nous somme un photographe (amateur ou professionnel), car les nombreuses fonctions et paramêtres d’une telle caméra vous permettrons plus facilement d’obtenir ce que vous voulez, mais si vous êtes du genre à prendre vos photos en mode « automatique » (le petit carré vert), investir $500 ou plus dans un appareil ne vous servira pas à grand chose.

En guise d’exemple, voir les modestes photos ci-dessous. Prendre note que vous pouvez cliquer sur celles-ci pour les voir dans un format plus grand.

Ces photos, qui pour pour la plupart n’ont pas étés retouchées (sinon à peine) ont toutes étés prises avec une caméra compacte, soit une Canon A490 qui, la semaine dernière, se vendait en spécial à $70 chez Jean-Coutu!

Il y des choses qu’une telle caméra ne pourrait m’offrir, soit de pouvoir contrôler l’ouverture et la vitesse de mon obturateur, de prendre de belles images sur le vif en base lumière (bruit numérique oblige) et des photos de paysages bien détaillées (l’avantage des capteurs plus volumineux dont bénéficies les appareils hybrides et réflexs), mais dans l’ensemble, même une caméra cheapette comme celle-ci peut faire la job à condition, au risque de me répéter, de connaître des notions de base, et de prendre le temps d’apprivoiser notre machine, histoire de connaître ses forces et ses faiblesses. Histoire d’être plus concret, je vais vous faire part de comment j’ai procédé pour la Canon A490.

Dans un premier temps, pour les besoin de l’exercice, je me suis pointé dans un Jean-Coutu plutôt que dans une boutique spécialisée, histoire de tomber sur une caméra grand public.

Après avoir retenu quelques modèles, je suis revenu chez moi et j’ai fait quelque recherches sur le net. De part ses critiques positives, tout en me basant sur quelques photos échantillons disponibles sur certains sites d’analyses, j’ai finalement opté pour la Canon.

Suite à cela, j’ai commencé par prendre plusieurs photos dans diverses conditions, histoire de voir comment elle réagit. Ensuite, j’ai passé au travers du manuel d’utilisateur, question de voir les paramêtres sur lesquels j’ai un contrôle.

Pour conclure, après avoir configurée la caméra selon mes goûts (couleurs, contraste, type de mise-au-point, etc), j’ai pris quelques photos tests, dont certaines figurent ci-haut, juste pour m’assurer que je maîtrise bien les forces et les faiblesses de la bête, et bingo!

Conclusion: Ken Rockwell n’est pas si fou que ça finalement… 😉


Un petit mot en passant…

Juste pour vous dire que j’ai décidé de créer un blogue qui sera dédié uniquement à la photographie, histoire de ne pas vous emmerder avec des billets qui, parfois, pourraient être un  peu trop technique sur les bords.

Par contre, pour ce qui est de mes états d’âme, c’est ici que ça va se continuer… 🙂


Mini-review du Olympus E-620

Étant l’heureux propriétaire depuis le printemps passé de cette modeste bête qu’est le E-620 de Olympus, je me suis dit qu’il était temps que j’en brosse un portrait.

Pour ceux qui l’ignore, équipé d’un capteur 4:3, le E-620 est un boitier réflex d’entré de gamme qui a fait son apparition en Mai 2009.

Cette brève historique étant faite, ne vous attendez pas à une analyse très poussée, car plusieurs sites spécialisés se font un devoir de le faire (voir liens à la toute fin de cet article).

La mesure d’exposition

Dans l’ensemble, la mesure d’exposition du E-620 est excellente, quoique comme la plupart des boîtiers (y compris ceux de hautes gammes), il ne fera pas de miracles lors de conditions particulières (sujet très foncé ou très pâle, sujet contrasté, etc).

Certains se sont plaint que le E-620 a tendance vers la sous-exposition mais, en ce qui me concerne, je n’ai pas rencontré ce genre de problème. Faut dire que j’aime bien mes images légèrement sous-exposés, histoire de maintenir une large gamme dynamique lors de certaines conditions. D’ailleurs, en parlant de gamme dynamique, celle du E-620 me semble légèrement plus étendue que la normale, quoique nous somme encore loin d’un S5 Pro.

En guise d’exemples, voir la galerie de photos au bas de cette page…

Les couleurs et la gamme dynamique

Jusqu’à maintenant, soit depuis la multitude de boîtiers qui me sont passés entre les mains (Nikon D40, D50, D60, D200, D5000, Canon 30D, Fuji S5 Pro), le E-620 est la caméra qui, selon moi, se débrouille le mieux coté exactitude des couleurs (balance de blanc automatique). Pas aussi bonne que ma légendaire Fuji S5 Pro (je m’en veut encore de m’en être défait), mais elle est très proche derrière. En fait, elle se situe entre cette dernière et mon Nikon D5000.

Comme tout bonne caméra, elle lui arrive de se casser la gueule lors de certaines conditions (éclairage artificiel, absence de blanc ou de gris chez le sujet) mais, dans l’ensemble, elle livre la marchandise.

De toute façon, comme la grande majorité des caméras, vous pouvez régler manuellement la balance des blancs. D’un autre coté, il y a un coté subjectif à tout cela car, veut veut pas, ce qui plait à mon oeil ne plaira pas nécessairement au votre.

Encore une fois, je vous invite à jetez un coup d’oeil à la galerie de photos se trouvant à la fin de ce billet, histoire de vous permettre de faire votre propre idée…

Le E-620 versus le bruit vidéo

Le E-620 à la réputation de produire des images très noisy et, en tout honnêteté, c’est effectivement le cas. En échange, elle produit des images plus « nettes » que ses pairs, gracieuseté des paramètres de son processeur intérieur. D’ailleurs, il m’est arrivé à quelques occasions de trouver certaines photos un peu trop sharp à mon goût, mais c’est facilement corrigeable si nous travaillons en mode RAW.

Cliquez sur l’image pour la voir non réduite

En passant, pour ce qui est du bruit numérique, le meilleur conseil que je peux vous donner et cela indépendamment de votre caméra, c’est de désactiver la fonction de réduction de bruit de cette dernière et, si vous trouver vos images trop noisy, de les traiter via un logiciel spécialisé, tel que Noiseware, Neat Image, Noise Ninja, etc…

Pourquoi? Car de cette façon, vous aurez un meilleur contrôle sur le rendu final car, bien souvent, le résultat obtenu est plus satisfaisant que celui produit par votre appareil.

Cela dit, vous pouvez toujours opter pour la fonction de réduction de bruit de votre caméra mais, personnellement, j’aime mieux m’en charger moi-même

Voir la galerie de photos ci-bas pour quelques exemples, surtout les deux dernières rangées pour un comparatif entre « sans réduction de bruit », « avec réduction de bruit de la caméra » et « avec réduction de bruit (via le logiciel Noiseware) après la prise ».

Conclusion

Dans l’ensemble, j’aime bien le E-620. Il produit des images telles que je les aimes, soit avec des couleurs fidèles, une bonne tonalité et une gamme dynamique supérieure à la moyenne.

En fait, ça pourrait être MA caméra si ce n’était pas de son capteur 4:3 car, veut veut pas, je préfère le bon vieux ratio 3:2. Pourquoi ais-je opté pour cette caméra alors? Pour son rendu des couleurs supérieur et pour son prix car, au moment ou je l’ai acheté, c’était en plein dans mon budget.

Outre ce détail, le Olympus E-620 est une sacré de belle machine, surtout pour son rapport qualité/prix (il est maintenant possible de la trouver pour $700, incluant deux objectifs!).

Par contre, petit détail, Olympus a annoncé qu’ils ne produiront plus de boîtiers réflex 4:3 (le dernier étant le très récent E-5), pour se concentrer sur le marché des boîtiers compacts (incluant le micro 4:3).

C’est un facteur à considérer car, si c’est vrai, ils vont surement arrêter de produire des objectifs 4:3 chose qui, à la longue, risque d’être problématique…

Ce que j’aime particulièrement du Olympus E-620…

  1. Produit de très belles photos, généralement bien exposées. Excellente balance des blancs (sous éclairage naturel) et gamme dynamique supérieur à la moyenne.
  2. Écran LCD amovible très pratique pour l’utilisation du Live View
  3. Bonne ergonomie (très Nikon) malgré un boitier un peu trop petit à mon goût.
  4. Possibilité de plusieurs cadrages (ratios), soit 4:3 (évidemment), 3:2, 6:6 et 16:9.
  5. Stabilisateur d’image intégré.
  6. Certains des filtres sont amusants, tel que celui du Pinhole mais, comme la plupart des gadgets, ça fait son temps…

Ce que j’aime moins du E-620…

  1. Bracketing limité à 3 expositions.
  2. Le viseur est légèrement plus petit que ceux de ses confrères, quoique similaire à la plupart des boîtiers d’entré de gamme.
  3. Bruit numérique (noise) plus visible que sur la majorité des boîtiers actuels.
  4. Histoire de faciliter la composition, des guides de cadrages (3:2, 6:6, 16:9) seraient le bienvenus dans le viseur, quoique ceux-ci sont visibles en mode « vue en direct » (live view).

Galerie de photos

Toute les photos ci-dessous ont étés prises avec les deux objectifs inclus avec le boitier, soit le Zuiko 14-42mm f/3.5-5.6, ou le Zuiko 40-150mm f/4.0-5.6. Elles ont étés prises soit en mode P (programmable) ou A (priorité ouverture), avec la fonction de réduction de bruit activée (réglé à « normal », versus « faible » ou « élevé ») et n’ont pas étés retouchées.

En passant, AWB signifie Automatic White Balance (balance des blancs automatique).

Vous voulez en savoir plus sur cette caméra?

Si oui, je vous recommande fortement de jetez un coup d’oeil aux analyses suivantes…

– Digital Photography Review (anglais)
– Digital Camera Ressource (anglais)
– Digital Camera Review (anglais)
– Camera Labs (anglais)
– Focus Numérique (français)


Question de donner suite à mon « fan mail »… ;)

Histoire de donner suite à une question qui m’a été posée lors de mon précédent billet, je vais vous faire part de mes impressions pour ce qui est de mon exposition de photos qui se déroule présentement, et cela jusqu’à la fin décembre.

Dans un premier temps il y a eu le vernissage qui s’est très bien déroulé. Plusieurs personnes se sont déplacés et, surprise, j’ai même vendu quelques photos. L’atmosphère était plaisante et les gens de bonne compagnie.

Bien que quelques personnes m’ont fait le commentaire que mon expo aurait due se dérouler dans une « vraie » galerie, je ne regrette pas mon choix et, à vrai dire, j’opterait de nouveau pour Essentiellement Sol si s’était à refaire. L’angle cute et sans grande prétention de mon « oeuvre » se prête très bien, je crois, à l’atmosphère et à la vocation du commerce en question.

Pour répondre à une autre question que je me suis fait demandé à quelques reprises, soit à savoir si j’ai l’intention de faire d’autres expositions dans le futur, la réponse est « oui ».

J’ai mis « oui » entre guillemets car, veut veut pas, un tel évènement nécessite un certain investissement, et je préfère attendre de rétablir mon semblant de santé financière avant d’envisager quoi que ce soit. Cela dit, soyez sans craintes que je vais vous tenir informé de tout éventuel développement.

Pour conclure, cette aventure m’a apporté beaucoup jusqu’à présent. Je pense particulièrement à mon estime personnel car, jusqu’à tout récemment, je ne voyait pas mes photos comme étant dignes d’une expo. Pas que je me considère comme étant sans talents, mais il y a une différence entre prendre des photos pour s’amuser et les exposer en public.

Sur ces bons mots je vous souhaite une très bonne semaine. 🙂


Photographie amateur – Gaffes à éviter…

Suite à mon processus de sélection dans le cadre de mon exposition de photos, j’ai eu a faire face à quelques problèmes résultant de mon manque de connaissances de jadis. J’espère que les conseils ci-dessous vous éviterons de futurs regrets… 😉

1- Prendre toujours vos photos dans une taille maximale, et opter toujours pour un faible taux de compression.

2- Ça peut paraitre d’une évidence même, mais conserver vos fichiers originaux. Histoire de faire de la place sur le disque dur de mon ordi, j’ai supprimé la grande majorité de mes fichiers pré-2010, pour ne conserver que la photo finale de ces derniers. Faut dire qu’à ce moment là, je ne me voyais pas en train de faire une exposition de mes « œuvres ».

L’idée de ne conserver que le produit final n’est pas la fin du monde, à condition de… (voir point suivant)

3- Garder vos images dans leur taille d’origine, et cela avec un taux de compression raisonnable (idéalement 300 dpi ou plus), histoire de mettre les chances de votre coté lors d’éventuelles impressions.

A mes débuts, soit il y a quatre ans, je me disais qu’un fichier 1024 x 768 était plus que suffisant, étant donné que la taille de la photo dépassait le cadre de mon écran. C’est parfois le cas pour afficher sur le web, mais à peine suffisant pour imprimer une vulgaire photo 4 x 6!

Cela dit, il existe certains logiciels qui permettent d’agrandir une image tout en préservant un minimum de qualité mais, aussi surprenant que le résultat peut-être, l’image reproduite ne sera jamais aussi nette que l’original.

4- Si votre caméra le permet, désactiver la fonction de suppression de bruit, histoire de pouvoir l’appliquer vous même via certains programmes spécialisés. Lorsque cette fonction est activée, la plupart des caméras font du bon travail mais, parfois, certains détails contenus dans une image peuvent écoper d’une réduction de bruit trop agressive.

5- Pour conclure, histoire de résumer l’ensemble des précédentes recommandations, si votre caméra le permet (généralement le cas pour les « bridges » et les boitiers réflex), photographier toujours en RAW, quitte à choisir l’option « RAW + JPEG » si vous ne voulez pas vous faire ch.. à systématiquement convertir vos fichiers en JPEG. De cette façon, quoique il advienne, vous aurez toujours votre fichier maitre à la porté de la main. Un fichier RAW prend de la place sur une carte mémoire (ou un disque dur), mais ça en vaut la peine… Croyez-moi…

En espérant que ces quelques conseils vous seront d’une quelconque utilité… 🙂