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La fable du fils de l’homme

Il était une fois l’histoire d’un homme qui, 34 ans après sa naissance, passe à l’histoire en orchestrant un des pires crimes des États-Unis, soit l’assassinat sauvage de Sharon Tate et de ses quatre convives.

A peu près tout le monde, même de nos jours, a entendu parler de Charles Manson. Sauf que peu de gens connaissent les « vraies » circonstances qui ont menées à ce jour fatidique. Je mets « vraies » entre guillemets car, ce que vous allez lire ci-dessous, n’est le fruit que de mes propres conclusions, soit un amalgame de la version officielle, de celle de Manson et de mes impressions/spéculations personnelles.

A l’âge de 32 ans, rejetant une société qu’il n’arrive pas à apprivoiser, gracieuseté de plusieurs années passées soit dans divers centres correctionnels, ou carrément en prison, Charles Milles Manson décide de créer une communauté hippie qu’il baptisera The Family (La Famille) et, éventuellement, s’installera avec ses membres dans un vieux ranch abandonné situé en plein désert.

Au tout début, les choses se passent relativement bien pour celui qui, auprès de ses membres, se proclame comme étant le « fils de l’homme », statut qu’il considère comme prédestiné à même son nom de famille (« Man’s son » ou, en français, « fils de l’homme »), sauf que la lune de miel sera de courte durée. Après un certain temps, certains membres de « la famille » se plaignent de certains irritants de leur nouvelle vie très rudimentaire dont, entre autre, le manque d’eau courante et l’absence d’électricité, et remettent en question ce nouveau mode de vie.

Réalisant que le futur de sa communauté est en jeu, s’inspirant de l’Album Blanc des Beatles, il décide d’inventer une prophétie de toutes pièces, en faisant croire à ses membres qu’une guerre raciale apocalyptique entre les noirs et les blancs est éminente, et que de part leur retrait et leur mode de vie auto-suffisant, seul eux et quelques chanceux seront épargnés.

Le seul hic, c’est que Manson s’est rapidement trouvé prisonnier de son mensonge qui, au fil des temps, a pris des proportions démesurées pour, éventuellement, mener aux évènements tragiques que nous connaissons.

Pourquoi je vous raconte tout ça? J’en ai sincèrement aucune idée. Je me suis mis à penser à cette histoire plus tôt aujourd’hui alors que je mangeais une pointe de pizza à $1, et je me suis dit que ça ferait un bon billet, car la plupart des gens sont familiers avec la version officielle de l’affaire, et non celle-ci qui, en ce qui me concerne, est plus crédible que celle du procureur de la défense Vincent Bugliosi, qui décrit Manson comme quelqu’un qui a le pouvoir de faire arrêter les montres à distance. Prendre note que je généralise un peu, mais les nuances dans le discourt de Bugliosi font effectivement parfois défaut.

Ce que je retiens le plus de cette histoire est sa morale, soit qu’il arrive que derrières certains actes, aussi condamnables soit-ils, se cachent de bonnes intentions.

En passant, n’essayez pas de trouver un deuxième niveau ou une quelconque allégorie derrière ce billet, car je vous assure qu’il n’y en a pas.

Du moins pas consciemment.

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