Archives de Catégorie: Cinéma et télévision

Merci Sy!

robin

Comme plusieurs, j’ai été attristé d’apprendre le récent suicide de Robin Williams.

Après une période d’introspection, je pense avoir cerné pourquoi sa mort m’affecte tant car, en toute honnêteté, je n’étais pas un fan « invertébré » de ce dernier. Il m’étais certes sympathique, mais cinématographiquement parlant, je n’étais pas son plus grand groupie.

En fait, je n’ai jamais regardé «Good Morning Vietnam», même chose pour ce qui est de «Mrs. Doubtfire» ou «Good Will Hunting», quoique j’ai l’intention de me taper ce dernier ce soir.

Cela dit, parmi les rares films que j’ai vu le mettant en vedette, il y a «One Hour Photo» que j’affection particulièrement. Primo le film est, selon moi, excellent et, secundo, je me suis beaucoup identifié à son rôle de Sy, personnage qu’il campe avec brio!

Me reconnaître, ne serait-ce en partie, dans ce personnage fut un sérieux wake-up call pour moi car, veut veut pas, le pauvre Seymour Parrish est tout sauf un role model. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ledit film, le personnage campé par Williams est une pauvre âme solitaire qui, bien malgré elle, n’a pas d’amis et, histoire de s’accrocher à quelque chose, passe son temps à rêvasser à la vie qu’il aimerait avoir, mais pas d’une façon très saine.

Cela dit, entendons-nous bien. Je ne m’identifiais pas à l’entièreté dudit personnage, mais il est clair que je me reconnaissais sur certains aspects, voir le coté très asocial et mal-adapté de Sy. En fait, je serais menteur de dire que je ne m’identifie plus à ce dernier, mais beaucoup moins qu’à l’époque, dû en bonne partie à un désir conscient d’être un peu moins sauvage/farouche et, surtout, de ne plus voir ces traits de ma personnalité comme étant une malédiction, mais plutôt un avantage en soit. En fait, je peux maintenant dire que j’aime ma vie, chose qui n’étais pas le cas il y a quelques années à peine.

Histoire de conclure abruptement ce témoignage, merci M. Williams d’avoir réussi à me rejoindre avec ce rôle qui, triste ironie du sort, ne devait pas être très loin de votre réalité.

Reposez en paix, et que Dieu vous bénisse.

Namasté.

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Juste une dernière chose madame…

Désolé, mais j’ai rien de bien croustillant à vous raconter. La physio se déroule bien et le moral est pas si pire.

Je dis « pas si pire » car, depuis une semaine, il m’arrive d’être à cran. En fait, quand j’y pense, il m’arrive d’avoir des bursts de bonne humeur, tout comme il m’arrive d’avoir des sautages de coche qui, bien souvent, sont pour des niaiseries.

Qu’est-que ça cache? Comme d’habitude j’en sais rien, mais bon… 😉

Sur un autre ordre d’idée, je viens tout juste de terminé le dernier épisode de la troisième saison de la série Breaking Bad, et cela à mon grand regret car, primo, les auteurs de la série nous ont laissé sur un méchant cliffhanger et, secundo, j’ai l’impression que je vais devoir attendre un petit bout avant l’éventuelle sortie sur DVD de la quatrième saison.

Vous n’avez jamais entendu parler de cette série qui, pourtant, a rafflé plusieurs prix? Ne vous en faites pas, car elle est assez méconnu du grand public. D’ailleurs, j’en ignorais l’existence avant la parution sur DVD de la première saison. Intrigué par l’intrigue de base et les bonnes critiques, j’ai pris le risque de le commander pour le club vidéo où je travaille et, en toute honneteté, c’est l’un de mes meilleurs wild guess!

Histoire de faire une longue histoite courte sans trop en dévoiler, Breaking Bad raconte l’histoire l’un prof de chimie sans histoire qui, du jour au lendemain, apprend qu’il est atteint d’un cancer et que ses jours sont comptés. Désireux de s’assurer que sa femme et son fils ne manqueront de rien après son « départ », il décide de se lancer clandestinement dans la production/distribution de stupéfiant et cela assisté d’un jeune délinquant peu discipliné.

Cela dit, Breaking Bad ne se résume pas qu’à ça. Oh que non! Bien qu’il s’agit effectivement de la trame de fond, les auteurs de la série ont visiblement à coeur l’évolution de leur oeuvre et, contrairement à la plupart des séries, évitent de tomber dans ce que j’appelle le syndrome Columbo.

C’est quoi ça le syndrome Columbo? Histoire de faire une longue histoire courte, lors de la deuxième série de films de Columbo qui fut produite 20 ans après la création du personnage, notre lieutenant préféré avait la même voiture, le même trench coat fripé et les même habitudes ce qui, à mes yeux, n’a aucun bon sens. Pourquoi une telle décision, visiblement un move de pute de peur de déplaire au public. Comme dirait le groupe rock Kiss, « You want the same, you get the same! ». Un autre exemple d’une série victime de ce syndrome est X-Files. Que Scully soit septique vis-à-vis le paranormal au début est ben correct. Sauf qu’après neuf saisons où elle fut soit témoin ou victime d’évènements dignes de la séparation des eaux par Moïse, me semble que ça change ta perception des choses!  😉

Heureusement, pas de cela dans Breaking Bad. Les situations et la personnalité des personnages changent, des fois positivement, des fois négativement, mais jamais d’une façon prévisible et, surtout, c’est généralement crédible et très réaliste.

Un autre aspect que j’adore de cette série réside dans le fait que nous n’avons pas droit à des intrigues secondaires, comme c’est le cas dans la plupart des séries. Bien qu’il y a pire, c’est un aspect que je n’aime pas dans Dexter. Le titre du show est « Dexter »!! Je me fous des histoire de culs de Deb, tout comme de la relation de Angel et LaGuerta! Si c’est relié à l’intrigue, fine! Sinon, give me a fucking break et get to the point!

Pour conclure, la plus grande qualité de Breaking Bad réside dans son écriture qui, somme toute, est à fois sobre et intelligente. Pas « intelligente » dans le sens de « songé » ou « intello » (comme peuvent l’être les dialogues dans un film de Woody Allen ou de Quentin Tarantino), mais « intelligente » dans le sens de crédible et réaliste. J’adore les dialogues de Allen et Tarantino, mais peu de monde parle comme ça dans la vie.

Somme toute, une série exceptionnelle (sur près de 40 épisodes, il n’y en a qu’un que je n’aime pas) que je recommande fortement! Pour ceux que ça intéresse, les trois premières saisons sont disponibles en vidéo et, pour ceux qui ne sont pas bilingue (les DVD ne comporte que des sous-titres français), la première saison de Breaking Bad: Le Chimiste sera diffusé à l’antenne de AddikTV dès la fin octobre!

A+


Et que ça tourne!

C’est hier que débutait ma physio à la clinique privée située près de chez moi et, en toute honnêteté, je ne regrette pas mon choix. C’était bien correct à St-Luc, mais ma nouvelle physiothérapeute est très sympathique et plus chaleureuse que ma précédente.

Au départ, l’idée de cinq rendez-vous par semaine me terrorisait un peu car, veut veut pas, certains exercices sont assez éprouvants, mais je me sent d’attaque et, surtout, entre bonnes mains.

J’ose croire qu’avec mes sessions quotidiennes et les exercices que je fais à la maison, je devrais me remettre à la danse-à-claquette in no time, mais bon… ça prendra le temps qu’il faut… 😉

Sur un sujet totalement différent, j’ai terminé de visionner les cinq premières saisons de Dexter et, curieusement, mes saisons préférées sont celles que la majorité des fans aiment le moins, soit (dans l’ordre) la troisième et la cinquième.

La plupart des gens adorent les saisons 2 et 4 alors que moi, malgré certains éléments positifs (la présence de John Lightgow vaut à elle seule la saison 4, tout comme la finale de cette dernière), ce sont celles que j’aime le moins. Trop d’intrigues secondaires et un manque de « finesse » au niveau de l’écriture (le personnage de Doakes est presque risible, surtout dans la première moitié de la deuxième saison) n’aident vraiment pas, du moins en ce qui me concerne.

Cela dit, suite aux commentaires négatifs des fans au sujet de la dernière saison, j’ai peur que les scénaristes de la série reviennent avec cette approche lors de la saison 6, mais bon… ça reste à voir. 😉

Outre cette parenthèse de fan boy, le moral se porte bien. J’ai l’impression que la roue tourne dans le sens souhaité, du moins pour ce qui est de mon rétablissement, et quand la santé va, tout va! C’est un cliché, mais je réalise que c’est effectivement ce qui compte le plus.

Pour ce qui est des autres roues (possible réorientation, vie sociale, emploi du temps, etc.), j’aurai bien la chance d’y voir dans le temps comme dans le temps… 😉


Bizarre, bizarre…

Hum… Je trouve très curieux la côte relativement bonne de « L’Appât » sur le site Cinéma Montréal, comédie pourtant massacrée par la presse écrite. Pas plus tard qu’hier, elle s’est retrouvée jusqu’à 7.3 (sur 10), quoique elle a un peu baissée depuis. Je trouve également très curieux le fait que la majorité des critiques positives proviennent d’internautes qui, jusque là, n’avaient jamais publiés de commentaires.

D’ailleurs, histoire de faire un comparatif symbolique, j’ai compté le nombre de personne qui ont donné des côtes de 9 ou de 10 pour deux films, soit « L’appât » et « Burlesque ». Pourquoi « Burlesque »? Parce-que lui aussi n’a pas été très bien reçu par la critique et qu’il comporte un nombre de vote total similaire à celui du film de Simoneau.

Dans le cas de « Burlesque », sur les 132 personnes qui ont données des côtes de 9 ou de 10, 81 provenaient de gens ayant déjà postés des critiques sur le site en question. Dans le cas de « L’appât », on parle plutôt de 16 habitués sur 78, soit une moyenne de 79% de gens qui n’avaient jamais pris la peine d’écrire sur ce site, versus 39% pour « Burlesque ». Ajoutons à cela le fait que la grande majorité de ces commentaires sont assez bien écrit, chose inhabituelle pour ce genre de site où les erreurs de français sont reines, et j’en viens à douter encore plus…

Est-ce que ça prouve quoi que ce soit? Non, mais ça penche dangereusement du coté de mes spéculations, soit à l’effet que des gens impliqués directement ou indirectement dans la production du film ont eu comme mandat de faire remonté la côte du film. Pourquoi? Probablement pour se donner des outils pour vendre le film à l’étranger, car ce n’est pas avec la désastreuse critique officielle qui vont pouvoir le faire.

Produire un navet c’est excusable, mais trafiquer des côte pour bien paraître, c’est minable et, surtout, très malhonnête…


Pas fort…

Récemment, j’ai visionné sur une chaîne spécialisée, un épisode d’une série-vérité québécoise à sensations où il était question d’une personne qui, suite à un échec amoureux, a essayé de tuer son ex-conjoint(e).

Je n’ai pas l’intention de tomber dans les détails, pour une raison que vous comprendrez plus loin, mais la production responsable de ladite série a, exceptionnellement, décidé de changer le nom de la personne responsable du crime car, entre-temps, il semble qu’elle a repris sa vie en mains. C’est l’un des rares cas de tentative de meurtre où, malgré l’acte commis, on ne peux qu’être compatissant pour l’individu en question, de part son parcourt de vie plus qu’éprouvant. Désolé de ne pas donner plus de détails, mais je ne veux pas faire la même gaffe que la maison de production responsable pour la série en question.

Quelle gaffe me demanderez-vous? Le fait de ne pas dévoilé l’identité de la jeune personne est, comme je l’ai mentionné plus haut, très honorable compte tenu les circonstances, mais ils auraient due en faire de même pour la victime car, de part le nom de cette dernière, j’ai réussi à trouver la véritable identité de notre criminel(le), et cela en 2 secondes! Je suis également tombé sur son compte Facebook où il (elle) est facilement reconnaissable, et sur sa page sur MySpace.

L’internet est, parfois, une arme redoutable lorsqu’elle se retrouve dans de mauvaises mains. Il y a de nombreux cas de vies détruites suite aux actions (harcèlement, publications d’informations personnelles, etc) de personnes qui n’ont rien d’autre à faire qu’à se défouler sur Pierre-Jean-Jacques, et cela bien écrasés devant leur écran d’ordinateur. L’image qui me vient en tête est ces villageois qui, à la fin de Frankenstein, s’acharnent torche et faux à la main sur la pauvre créature, et cela sans vraiment savoir si cette dernière est vraiment coupable.

Certains diront avec raisons que si la vie de la jeune personne devient (à nouveau) un enfer, ça ne sera que la conséquence de ses actes passés. Sauf que certains cas méritent de la clémence, et celui-ci en est un.

J’entends déjà certains dirent « Oui, mais ils n’étaient pas obligés de changer son nom, vu qu’il (ou elle) était majeur(e) au moment du drame! ». Certes, mais à partir du moment où ils sont décidés de ne pas divulguer le nom de ladite personne, ils auraient dû faire les choses à fond.

Encore une fois je m’excuse de ne rien vous dire de plus, que ce soit le nom de la série en question où le moment exacte de sa diffusion, car loin de moi l’intention de mettre de l’huile sur un feu qui, avec de la chance, ne se produira pas. De toutes façons, le but de ce billet est de dénoncer la maladresse de la maison de production, et non à savoir si l’auteur du geste en question mérite notre clémence ou pas.

Bien que le mal est surement déjà fait, j’ai l’intention d’acheminer ce billet à la maison responsable de la dite série.


Hum…

Ayant pris connaissance de l’existence d’une nouvelle émission sur la médiumnité intitulée Rencontres Paranormales, j’étais au rendez-vous ce soir devant ma télé pour me taper le deuxième épisode de cette série produite par nulle autre que l’ex-miss MétéoMédia Chantal Lacroix.

Avant toute chose, je me dois de préciser que j’étais vendu d’avance car, ayant déjà vécu certaines choses, je crois à 100% à la « vie » après la mort. Est-ce que je crois en la présence d’esprits? Oui. Est-ce que je crois qu’ils peuvent être responsables de certains phénomènes, tels que lumières qui clignotent sans raisons apparentes, objets qui se déplacent ou disparaissent, etc.? Oui!

Cela étant dit, ais-je cru à ce que j’ai vu ce soir? Plus ou moins. Disons que j’ai un gros doute en l’honnêteté de Roger Mainville, médium vedette de l’émission en question. Primo, je trouve que la table bouge un peu trop à mon goût, un peu comme pour nous dire « On s’en rendrait ben compte si c’était eux autres (les gens assis) qui la faisait grouiller comme ça!. » et, secundo, je trouve très suspect que notre ami médium passe son temps à supposément se gratter la face à chaque fois que la table s’énerve, un peu pour qu’on se dise « Ben r’garde! Il y a juste une de ses mains sur la table! Ça peut pas être lui d’abord! ».

Selon moi, un vrai médium n’aurai pas recourt à ce genre d’astuces, car son but premier est d’établir une communication avec une (ou des) entité, plutôt que d’essayer de convaincre la galerie. Un peu comme essayait de le dire la journaliste/animatrice France Gauthier lors de sa participation à l’émission du cave à Denis Lévesque, mais bon. Ça c’est une autre histoire…

Par contre, je tiens à préciser que je ne met pas en doute la crédibilité des invités et des gens qui participent à l’émission. Mes seules interrogations sont dirigés vers Mainville, quitte à être dans l’erreur.

Si tel est le cas, je ne pourrais pas lui en vouloir si il vient me hanter lorsqu’il nous quittera pour un monde meilleur… 😉


Critique de film: Harry Brown (2009)

réal: Daniel Barber
interp: Michael Caine, Emily Mortimer, Charlie Creed-Miles, David Bradley, Iain Glen, Sean Harris, etc
synopsis: Harry Brown, ancien militaire vivant dans un endroit remplis de jeunes voyous, va jouer les justiciers pour venger la mort de son meilleur ami.

Il a longtemps que je n’ai pas pris le temps de pondre une critique de film sur mon blogue. Faut dire que ça faisait également longtemps que je n’avais pas été habité par un film. Genre que certains passages, certaines pièces musicales, refont surfaces dans ma tête et cela à tout moments.

Est-ce que Harry Brown est un si bon film que ça? C’est dure à dire, car l’intrigue est loin d’être nouvelle et sont dénouement final laisse à désirer. Par contre, au delà de ces deux facteurs, nous avons affaire à un film qui comporte une qualité qui, pour moi, est primordiale, soit le respect de son public.

Respect qui est dégagé par des dialogues crédibles et des performances qui, pour la plupart, sont très justes. Même les « méchants » sont réalistes. Je fais entre allusion au comédien Sean Harris (que je ne connaissait pas) qui, dans la peau d’un vendeur de drogue/marchand d’arme, donne une performance qui fait froid dans le dos,  et cela sans tomber dans le cabotinage.

Pour ce qui est de Michael Caine qui, vous l’aurez deviné, campe le rôle titre, il est tout simplement excellent. Il nous est pas difficile de se mettre dans ses souliers, chose qui est presque primordial pour ce genre de film.

Avant de conclure, je tiens à souligner l’excellente bande-sonore qui, comme je l’ai mentionné plus haut, me hante encore.

Somme toute, si vous avez aimé Grand Torino, Harry Brown devrait faire votre bonheur. En fait, je dois même admettre que je préfère ce dernier, même si j’avais bien apprécié le film de Clint Eastwood.