Il n’est jamais trop tard pour devenir un homme

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Comme je le fais annuellement, me voilà en train de pondre mon billet de fin d’année. C’est un moment que je me donne pour réfléchir à mes bons (et moins) bon coup de l’année qui s’achève et, au besoin, envisager des bonnes résolutions pour les 12 prochains mois.

En gros, je suis plus que satisfait de 2013. Pas que ladite année m’a gâté ou quoi que ce soit de la sorte, mais je considère avoir beaucoup mûri, et cela pour le meilleur comme (aux yeux de certains) pour le pire.

Comme je l’ai précisé dans un précédent billet, j’ai pris plusieurs décisions cette année en accord avec mes valeurs profondes, et cela quitte à ce que celles-ci ne correspondent pas aux attentes d’autrui, car je suis bien conscient que certaines desdites décisions ont étés mal reçus et/ou interprétées.

Vous savez quoi? Je ne m’en porte que mieux, moi qui pourtant à toujours crains le rejet. Veux veux pas, en respectant mes besoins intérieurs et en les affichant tels quels, je me sens plus intègre, et non l’illusion que certaines personnes aimerait que je sois. D’ailleurs, je sais que lesdites personnes pensent que j’ai régressé cette année, car veux veux pas je suis plus ermite que jamais, mais bien que je comprenne ce qui motive ce jugement de leur part, en ce qui me concerne il en est rien. En fait, je n’ai jamais été autant en paix avec moi-même que je peux l’être présentement.

Je ne sais pas si c’est une conséquence indirecte de cette semi transformation intérieure, mais il y a un autre aspect que je suis fière, et ça concerne ma santé, quoique je devrai plutôt dire mes santés…

Ma santé financière

Ceux qui me connaissent savent que j’ai jamais eu mes finances à l’oeil, au contraire même. Même si j’étais bien pire avant, l’argent à tendance à brûler mes doigts, et pendant longtemps, mon avenir financier fut la dernière de mes préoccupation.

Faut comprendre que par « avenir », je ne parle pas d’un futur lointain, mais bien du très court terme. Genre les semaines et mois à venir. Mon attitude fut longtemps « Bof… On verra… Je vais me débrouiller… ».

Le seul hic, c’est qu’à la longue, ça devient épuisant de toujours se débrouiller. Quand c’est le fruit d’un imprévu, je ne dis pas, mais quand c’est le résultat d’une constante négligence, c’est différent. Faut dire que je crois avoir compris plusieurs chose sur moi cette année, voir ce qui se cache et/ou ce qui est à l’origine de plusieurs de mes habitudes. Faut comprendre que ma relation avec l’argent à toujours été tordue.

Étant jeune, contrairement à ma mère mais comme plusieurs hommes de cette génération, mon père n’était pas très affectueux. En fait, la façon qu’il avait de me démontrer son affection était via l’argent, voir notamment des biens matériels. Il était généreux? Oh non, voir grateux, mais c’est tout de même le seul type d’affection que j’arrivais à soutirer de lui.

Cela dit, ça explique un peu la relation que j’ai avec l’argent et ce qu’elle procure car, veux veux pas, dans mon psyché, « biens matériels » = « affection ». Donc, quand le moral ne se porte pas bien (amour propre, cafard, honte, etc) et que j’ai besoin d’un peu d’amour, ben let’s go pis on dépense.

Cela dit, il y a absolument rien de mal à se gâter de temps à autre, à condition que nos « folies » soient à la hauteur de nos finances. Dans mon cas, je me gâtait très souvent, en faisant fie de mes moyens car, à un certain point, trop n’est jamais assez…

Un autre incident de jeunesse qui explique bien des affaires concernant mes habitudes matérielles: jusqu’à l’âge de 9/10 ans, mes parents déposaient dans un compte les allocations familiales qu’ils recevaient pour moi, et cela pour que j’aie un petit coussin à l’âge de mes 18 ans, idéalement dans l’espoir que j’utilise cet argent pour mes études. Un beau matin, en ne sachant pas comment aborder le sujet, mon père m’annonce que je ne verrai jamais la couleur de ces dollars longuement économisés, car il a décidé de s’en servir pour payer ses dettes.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai la « mauvaise » habitude de vendre certains de mes biens quand j’ai besoin d’argent. Pratique qui a débutée étant ado (je m’étais pointé à L’Échange avec des caisses de BD), et qui continue encore à ce jour, quoique c’est beaucoup moins fréquent qu’avant. Il est assez clair que de part cette pratique, soit de vendre des choses auxquels il m’arrive de tenir, je m’inflige la même « violence » que mon père m’a fait.

De part ces présumés constats, j’en viens à avoir un regard différent sur certains de mes comportements et, du même coup, à m’en vouloir un peu moins.

Cela étant dit, il y a quelques mois j’ai décidé qu’il était temps que j’aie mes finances un peu plus à l’oeil, histoire justement d’éviter les visites dans les pawn-shops et de mettre des annonces sur Kijiji. Pour ce faire, je me suis fait un calendrier sur mon « bureau » (desktop), que j’actualise à chaque semaine histoire de m’assurer que je n’ai aucun paiement en retard, et de m’assurer d’avoir les fonds nécessaires quand les paiements pré-autorisés passent dans mes comptes/cartes de crédits. Pour plusieurs cette façon de faire est plus que basic, dans mon cas ça frôle la prouesse… 😉

So far, so good. Je ne dis pas qu’il ne m’arrive pas de quitter la route, mais la situation est nettement mieux en mains qu’auparavant. En fait, ce n’est tout simplement pas comparable… 😉

Ma santé physique

En guise de photo de profil sur Facebook, certains optent pour des images d’animaux, de fleurs, etc, et cela par désir de rester plus ou moins anonyme aux yeux des gens qui ne figurent pas parmi leurs contacts, d’autres le font car ils n’aiment pas se voir en photo, et je dois admettre que je fais parti de ceux là.

Je suis en paix avec le fait que je n’ai pas la tronche d’un George Clooney ou d’un Hugh Jackman, mais je le suis un peu moins avec mon surplus de poids.

En fait, je n’ai jamais été en paix avec mes livres en trop. Je suis le premier à prôner que l’idéal est de travailler sur son amour propre, et de s’accepter tel que nous somme, mais je n’y arrive pas. Been there, done that. Je trouve ça triste car, bien que je me trouve « mince » sur certaines vieilles photos, je me suis toujours trouvé gros no mater what.

Il y a plusieurs semaines, en évitant (pour une x-ième fois) de regarder mon reflet dans le miroir de la salle de bain, je me suis dit que c’en était assez. Si j’arrive pas à changer la façon de me voir, autant m’attaquer à mes poignées d’amour.

Bien que le début du déclic c’est fait à ce moment là, c’est en visionnant un épisode de « Maigrir ou Mourir » (une télé-réalité à sensations connu en anglais sous le titre de « Extreme Weight Loss ») que je suis passé de l’intention à l’action.

Du jour au lendemain, j’ai sérieusement modifié mon alimentation. Primo je ne mange plus au restaurant, à moins qu’il s’agisse d’un événement spécial. Secundo j’ai incorporé des légumes à mon alimentation (je passe hebdomadairement 2 pieds de céleris, 1 à 2 sacs d’épinard, 2 casseaux de champignons, etc). Tertio j’ai élargie l’éventail des mets que je prépare. Au lieu d’alterner constamment entre des pâtes, de la pizza et des nachos, je mange dorénavant du poisson (non panné évidement, et cela deux à trois fois semaine) et des salades/repas (genre avec des lanières de poulet).

Cela dit, je mange encore mes mets préférés (pizza, pâtes, etc), mais en moins grandes quantités, et composés différemment. En guise d’exemple, si je décide de me faire des pâtes à la (très calorique) sauce rosée, je met trois fois moins de pâtes qu’avant, je réduis également la quantité de sauce, mais je bourre le tout de champignons (que j’adore) et d’autres légumes (ça va des épinards, aux pois vert). Ajoutons à cela que je ne met l’équivalent d’une cuillère à soupe de fromage (plutôt que de gratiner mon plat où BEAUCOUP plus de fromage est requis, chose que je faisais systématiquement avant), et je me retrouve avec un repas qui, selon moi, coupe de 75% la quantité de calories absorbée.

La seule chose que je ne mange plus sont les nachos. En fait, ça doit faire presque deux mois que je n’ai pas mangé de chips, voir notamment de par la quantité du sodium qu’ils contiennent. Du même coup j’ai également coupé les boissons gazeuses, quoique coté calories ça ne change pas grand chose, car généralement j’optais pour des boissons diète.

Et vous savez quoi? Je sais que ce n’est pas qu’une passe et que ça ne va aller qu’en s’améliorant, car à ma grande surprise, ce nouveau « régime » de vie me demande zéro effort, outre d’alimenter ce désir qui m’habite depuis un certain temps déjà de sortir de ma zone de confort. Manger une grosse assiette de nachos en revenant du boulot était autant facile que réconfortant, prendre le temps de me faire cuire un filet de tilapia accompagné de riz brun et de brocoli, un peu moins… 😉

Ajoutons à cela le fait que je fréquente la piscine publique depuis deux semaines (ça parait pas, mais la nage est une activité exigeante), et on se retrouve avec un chibouki qui a décidé de ne pas attendre le 31 décembre pour prendre de bonnes résolutions. Résultat: je me sens mieux entre mes deux oreilles (fierté) et j’ai été obligé de faire un trou de plus à ma ceinture. J’ai pas maigri au point où ça paraisse aux yeux d’autrui, mais j’ai tout de même perdu 12 livres depuis le 24 Novembre, date où j’ai osé sortir ma balance poussiéreuse de la pièce à débarra.

Ironie du sort, maintenant que je mange bien, mon intestin se met à battre de l’aile. Le médecin que j’ai été voir hier pense que ce n’est qu’une irritation temporaire, mais histoire de ne pas prendre de risque, j’ai rendez-vous dans deux semaines pour un lavement baryté. Moi qui m’incite à  sortir de ma zone de confort, je vais être servi… 😉

Là-dessus je vous souhaite une bonne année 2014!

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