Actes d’absence

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J’aurai envie de m’excuser pour cette x-ème absence prolongée, mais je ne le ferai pas car, comme on dit dans les cours d’école, « Excuse-toi pas, ne le fait plus! »

Pourquoi cette grève inconsciente de la plume? Encore une fois je ne le sais pas, quoique j’ai l’impression que c’est un mélange de plusieurs raisons.

Dans l’ensemble, ça va relativement bien. La colocation se déroule sans anicroches. Cela dit, je dois admettre que ma coloc est « spéciale » sur certains points, mais rien de bien négatif, juste certaines habitudes « particulières » sans grandes conséquences, auxquelles je dois m’habituer. N’étant pas la personne la plus « normale » qui soit, c’est pas moi qui va la juger… 😉

Au travail c’est correct, mais sans plus. Disons que mon attitude envers ma job est constamment en dents-de-scie, et de ce temps-ci je me trouve au sommet d’une de ces dents. C’est pas moi qui va s’en plaindre. De toute façon j’ai intérêt à ne pas trop faire ma princesse, du moins tant et aussi longtemps que je n’ai pas d’autres options.

Coté vie de tout les jours, voir principalement le coté sociale de la chose, j’ai l’impression que je traverse une étape importante. Bonne? J’en sais trop rien, mais j’ai l’impression que je suis sur une bonne voie, et cela malgré les apparences.

Je dis « malgré les apparences » car, quand on regarde ma situation de loin, elle peut sembler battre de l’aile.

Depuis quelques années, mon cercle d’amis a sérieusement rapetissé. J’ai flushé certaines personnes de ma vie, et vice/versa. J’imagine que c’est le prix à payer pour être soit-même, quitte à devoir faire certains deuils, y compris celui associé au constat que je ne serai probablement jamais la personne la plus attachante qui soit. Je suis bien conscient que je ne suis pas un livre ouvert, du moins pas en personne, et surtout pas avec des inconnus. Ajoutons à cela que je ne m’attache pas facilement, quitte à me détacher facilement au besoin, et on ne se retrouve pas avec la chaleur humaine incarnée.

Faut savoir qu’étant très jeune, j’étais quelqu’un de solitaire. J’aimais passer mes journée à la maison en assemblant des modèles à coller ou autre activités du genre, au grand désespoir de mon père qui était inconfortable envers mon coté ermite. D’ailleurs, combien de fois ais-je entendu des phrases du genre « Faudrait que tu sorte un peu. Que tu te fasse des amis! »

Bien qu’au fil du temps j’en suis venu à apprécier la compagnie d’autrui, je réalise que ce n’est pas à n’importe quel prix, du moins plus maintenant. Est-ce que ça fait de moi une personne intransigeante? Peut-être, mais d’un autre coté je crois que ça fait de moi quelqu’un de plus intègre, moins « guédaille à affection ». Encore là, je ne dis pas que je n’ai pas besoin amour, au contraire, mais j’approuve le dicton à savoir qu’il est préférable d’être seul, que d’être mal accompagné.

Quand je dis « mal accompagné », loin de moi l’idée d’insinuer que certains de mes amis (ou connaissances) sont de mauvaises personnes, au contraire même car il y a de belles perles parmi ceux-ci mais, pour le meilleur comme pour le pire, je change au fil du temps, et il arrive que deux morceaux de casse-tête ne s’emboîtent plus ensemble.

Le seul hic, si je reprend mon image des morceaux de casse-tête, c’est que nous avons souvent l’habitude de modifier notre forme pour bien « fiter » avec les autres. Ça peux faire la job pendant un certain temps, mais à quel prix? Au salaire de notre intégrité? A celui de notre amour propre?

D’ailleurs, il est clair que certaines personnes me côtoient encore pour la personne que j’étais, d’autres pour la personne qu’ils aimeraient que je soit, et non pour la personne que je suis devenu. Déçu de cette dernière, ils sont les premiers à emmètre des jugements de valeur  à mon égard, généralement le fruit de leur ignorance et/ou de leur narcissisme.  C’est dommage, car il y a des gens que j’aime bien dans le lot, mais j’en ai un peu marre des restants de table.

Suis-je en train de m’auto-saboter sans m’en rendre compte? Peut-être. Mais j’ai l’impression que je suis sur la bonne route ou, devrais-je plutôt dire, sur celle qui me convient.

N’ayez crainte, je ne suis pas en train de barrer ma porte à double-tour, à preuve ce billet que je partage avec vous, mais il est temps que je reprenne ma forme initiale, quitte à ce que l’église soit vide lors de mon enterrement.

Scénario qui me peinait il y a quelques années.

Plus maintenant. 😉

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