Amrak, vous avez dit armrak?

Veut veut pas, la rédaction de mes quatre précédent textes a brassé beaucoup de choses en moi.

Comme je l’ai mentionné dans ce billet, il est clair que sans m’en rendre compte, la motivation première dernière ma croisade entreprise il y a une semaine origine probablement de ce qui s’est passé entourant la mort de ma mère, Ironiquement, à la lumière des derniers développements concernant la saga du manifestant fantôme, je réalise que je fais face à un autre aspect de mon passé.

Sans tomber dans les détails, étant très jeune (6 ou 7 ans), j’ai été abusé sexuellement à quelques reprises par le fils de nos voisins. Après un certain temps, j’ai pris mon courage à deux mains et, malgré les menaces de représailles proférés par mon agresseur, j’en ai parlé à ma mère.

Je me souviens qu’elle fut bouleversé de la chose, et que son intention était d’en parler à mon père dès qu’il serait de retour du travail. Le seul hic, c’est que mes souvenirs s’arrêtent là! Un peu comme si mon subconscient avait effacé la suite des choses. Ceux qui ont certaines notions en psychologie savent que parfois, lors d’évènements trop difficiles à gérer, notre subconscient les enterre au plus profond de notre âme.

N’ayant pas les moyens de me payer les services d’un Mesmer ou d’un Doc Mailloux, je n’ai pas vraiment d’autres alternatives que de me fier à mon instinct, à de vagues impressions et à ma logique pour tenter de percer le mystère de ce black-out.

Mon feeling, c’est qu’après avoir confronté les parents de mon agresseur, qui a visiblement nié la chose, mon père a fait quelque chose qui m’a grandement déçu. A t-il douté de ma version des faits? M’a t-il reproché quelque chose, alors que j’étais la victime? Je ne m’en souviens pas, mais quelque chose en moi penche vers le premier scénario.

Ça expliquerai bien des choses dont, entre-autre, cette colère/rage qui monte en moi quand on doute de ma parole. Ce trait de personnalité est d’une spectaculaire ironie car, pendant près de 30 ans, je fut un Pinocchio à lunettes. Je ne mentais pas pour mal faire, mais soit pour me sortir d’une impasse, où pour me valoriser. Ça expliquerai également le froid qui a longtemps subsisté entre mon père et moi.

A bien y penser, si j’ai raison pour ce qui est de l’éventualité que mon père n’ai pas cru ma version des faits, ça pourrait expliquer cette mauvaise habitude d’antan. Genre qu’une partie de moi se soit dit « Ben si c’est ça qui arrive quand je dis la vérité, vaut mieux mentir alors! ».

Suis-je carrément dans le champs? Peut-être. Mais il y a une chose qui est certain, c’est ce sentiment de rage qui m’habite depuis toujours quand les gens insinuent que je raconte des histoires.

Veut veut pas, suite au dénouement en bonne partie heureux du cas Sébastien Tranchard, je me retrouve à faire face à ce sentiment de rage car, pour ce qui est de certaines de mes conclusions finales sur cette affaire, je suis bien conscient que je me retrouve pas mal tout seul dans mon coin. Ce n’est pas un feeling plaisant, au contraire même, mais j’ai l’âge et la maturité d’y faire face, ce qui n’était pas le cas dans mes souliers de petit gars de 6 ans.

Cela dit, disons que je suis bien content que cette galère soit terminé.

Autant au premier niveau, que pour ce que ça vient remué à l’intérieur de moi.

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4 responses to “Amrak, vous avez dit armrak?

  • Nain

    Je te suis dans tes écrits, parfois pas évidents, mais toujours très francs… Je n’aurais pas ton courage de m’exposer aussi honnêtement sur le web. Je ne peux que te féliciter dans ta démarche; vraiment, tu m’impressionnes… Bravo et ne lâche pas!

  • nicolejojo

    Tu vois chibouki…et tu sais quà 6 ans j,ai passé par la même horreur d’abus par un homme adulte (voisin de mes parents)…qui attiraient les enfants pauvres par des sous en mode commission de cigarettes .J’ai eu même attitude que toi :black out total pour survivre à ce drame …et je n,en ai jamais parlé à mes parents de peur qu;ils me jugent ou cessent de m’aimer.Mais le temps s’est charger de me faire revivre cet épisode quand au travail ai eu peur de mourir vu fuite de gaz naturel….on y échappe pas en effet

    • nicolejojo

      Ya eu la peur de mourir à nouveau…les crises paniques de mes 6 ans sont revenus….et le voile est tombé…l,abus est revenu clairement…psychologue et médics anti crise agarophobiques et panique…que je prends encore parfois quand je vais seule ds endroit très populeux……..on reste en mode bris d,enfance et de partager est très aidant.
      merci à toi
      Nicole xx

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