Les films qui m’ont marqué – Savior (1998)

Histoire de combler artificiellement mon semblant de vie, j’ai décidé de m’amuser à me taper les films qui ont sont venus me chercher émotionnellement, histoire de voir si mon appréciation de ceux-ci a changé avec le temps. J’ai décidé de débuter le bal avec un film qui, selon moi, est beaucoup trop méconnu et qui porte le titre de Savior.

Synopsis

Joshua Rodes perd sa famille dans un tragique attentat terroriste a Paris. Fou de douleur, il décide de venger froidement leur mort. Pour échapper à la justice il rejoint la Légion étrangère puis s’engage comme mercenaire au service des Serbes. Devenu Guy, il s’enfonce dans l’horreur de la guerre. Après un échange de prisonniers, il prend la défense de Vera, une Serbe violée par un Musulman. Dès lors, l’univers de Guy bascule prend un autre tournant…*

* Synopsis partiellement emprunté au site d’AlloCiné.

Pseudo-critique

Histoire de faire une longue histoire courte, il y a quelques années je suis tombé au hasard sur une critique fort élogieuse de ce film dont je n’avais jamais entendu parlé. D’ailleurs à ce que je sache ce film n’est jamais sortie en salle au Québec ni même dans le reste du Canada, chose qui me dépasse complètement. Ceci dit, bien que je ne suis pas un fan de Dennis Quaid, la présence du nom de Oliver Stone en tant que producteur et les bons mots du critique ont eu raison de ma curiosité. Après plusieurs recherches, car je dois vous prévenir que peu de clubs vidéo ont ce film sur leurs tablettes, j’ai finalement réussi à mettre la main sur une copie en DVD.

Mis en scène par le réalisateur serbe Predrag Antonijevic, Savior est l’un de ses rare films qui, après visionnement, a largement dépassé mes attentes. Dans un premier temps il y a la superbe performance de Dennis Quaid. Je me dois de préciser qu’avant de me taper ce film, Dennis Quaid n’était à mes yeux qu’un acteur très limité dont le jeu peu subtil n’était à peine plus impressionnant que celui d’un Francis Reddy. Dans un deuxième temps il y a le film en tant que tel dont le traitement et la réalisation font preuve d’une grande maturité en évitant de manipuler le spectateur via des scènes spectaculaires ou de la grosse musique larmoyante. Prendre note que Savior compte quand même son lot de scènes dures, par contre celles-ci ne tombent jamais dans la complaisance et ne sont que le reflet d’une triste réalité qui, je remercie Dieu, n’est pas la notre.

Ceci dit je me dois de dire qu’après une deuxième écoute, mon opinion de ce film n’a pas changé d’une miette. Selon moi, Dennis Quaid n’a pas réussi à surpasser ou ne serait-ce qu’à égaler la performance à la fois intense et sobre qu’il nous livre ici. D’ailleurs la plupart des acteurs se tirent relativement bien d’affaire. En fait techniquement et artistiquement parlant ce film est sans failles. Quoique je vous suggère d’être clément en ce qui concerne les premières minutes de film, alors que les rues de Paris sont visiblement celles du Vieux-Montréal, que l’ambassade américaine est clairement le Marché Bonsecourt et que le curé parisien est en fait un acteur québécois (Pascal Rollin) dont l’accent d’ici n’est aucunement camouflé…

Scène qui vient me chercher

Épuisé en souffrant d’une blessure, Joshua Rodes est allongé sur un lit. Vera, lui dit: « Votre nom est Guy? »

– « Ce n’est pas mon vrai nom… C’est Joshua… Joshua Rodes. »

– « Vous avez changé votre nom… pourquoi? »

– « J’ai pas eu le choix… Joshua… a fait certaines choses… »

Plein de remords, Joshua n’arrive pas à compléter sa phrase. Les yeux plein de compassion, Vera serre sa main et lui dit d’un ton réassurant: « Vous êtes une bonne personne! »

Joshua, envahit malgré tout par la tristesse et la culpabilité, détourne le visage…

Disons que certains éléments de mon passé font de moi un sucker pour les films mettant en vedette des personnages au passé lourd qui font de leur mieux pour être « une bonne personne ». Juste en écrivant ces trois mots j’ai une boule dans la gorge… ça vous donne une idée… Guy Corneau au secours!!

Pour conclure je vous laisse sur la bande-annonce de ce film que je vous recommande chaudement.

PS: Si vous trouvez le DVD, par pitié et respect pour le réalisateur, opter pour la version panoramique (widescreen) et non la version plein écran (full screen).

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